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smiley : regular_smile Au bazar des hasards

 

 

Voilà, je voulais publier une note sur le dernier houellebecq "la carte et le territoire" pour relever certaines choses allant au delà du grand "N'importe quoi" qui outre le fait de m'amuser malgré ou par leur stupidité ont pour seul intérêt à ma connaissance de ne pas avoir été relevé ailleurs et je tombe en feuilletant un livre au hasard sur le début d'une nouvelle de Marguerite Yourcenar "le traintrain des jours" :

Michel est seul. A vrai dire il l'a toujours été.

Qu'est ce qui peut donc mieux coller à Michel Houellebecq que ce début de nouvelle écrite bien avant sa naissance? Et après me direz-vous? Et bien, écoutez bien : après, on verra. 

samedi 18 septembre 2010 à 09h29 par ramon narvalos | # | 2 commentaires

smiley : regular_smile La mort, toujours et encore (Satoshi Kon)

Tristesse : l'un des plus inventifs maîtres de l'animation japonaise, Satoshi Kon, vient de nous quitter. A 46 ans, il nous laisse quelques anime inoubliables comme "Perfect Blue", "Millenium actress" ou "Paprika", une série hallucinante "Paranoïa agent" mais surtout il nous laisse le regret d'être parti au début de sa grande oeuvre visionnaire et malade, unique en son genre. Il semblait encore avoir tant de choses à nous donner, à nous faire découvrir que j'ai du mal à le croire mort, parti pour toujours et que plus rien de nouveau de sa part ne sortira(à part peut-être "the dream machine" en cours de production au moment de sa mort) alors que j'attendais chacune de ces productions avec intérêt. Il faut et faudra continuer sans cet explorateur du rêve qui de toutes façons aura marqué son passage sur terre de manière indélébile dans les coeurs, esprits et rêves des chanceux spectateurs connaissant ses oeuvres. La seule chose susceptible de nous consoler est d'être certain qu'il a semé dans les esprits des graines d'une telle fécondité que d'autres imaginaires s'en inspireront et les feront germer dans des oeuvres à venir. Ainsi va la mort lorsqu'il reste de la vie.

 

 

mercredi 25 août 2010 à 17h33 par ramon narvalos | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile Hymne à la beauté (selon F Ponge)

Sonnet (Malherbe)

Il n’est rien de si beau comme Caliste est belle,
C’est une œuvre où nature a fait tous ses efforts ;
Et notre âge est ingrat qui voit tant de trésors,
S’il n’élève à sa gloire une marque éternelle.
 
La clarté de son teint n’est pas chose mortelle ;
Le baume est dans sa bouche, et les roses dehors ;
Sa parole et sa voix ressuscitent les morts,
Et l’art n’égale point sa douceur naturelle.
 
La blancheur de sa gorge éblouit les regards ;
Amour est en ses yeux, il y trempe ses dards,
Et la fait reconnoître un miracle invisible.
 
Et ce nombre infini de grâces et d’appas,
Qu’en dis-tu, ma raison ? crois-tu qu’il soit possible
D’avoir du jugement, et ne l’adorer pas ?

 

PS : j'ai lu parfois "reconnaître" au lieu de "reconnoître"(en fait reconnoistre), je crois pourtant qu'il est important de garder la forme ancienne ou au moins sa sonorité déjà parce que c'est celle qui a été voulu par l'auteur ensuite parce que même en 2010 tout le monde devine la signification de ce verbe et enfin ce sonnet sonne beaucoup moins bien avec "ai" au lieu de "oî" brisant quelque peu l'harmonie sonore(douceur, éblouit, reconnoître,soit). Et puis sinon pourquoi ne pas changer Caliste en Carla tant qu'on y est!

lundi 23 août 2010 à 00h07 par ramon narvalos | # | commenter

smiley : regular_smile Rondelles de vie

Je regardais les minuscules goutelettes courir à l'horizontale sur la vitre du tgv en me demandant ce que je pourrais bien dire de ce phénomène singulier quand surgit cette diabolique maxime qui ne peut fonctionner à plein régime(la turborime : fonction bien connue des poèteurs de plomb) qu'avec un très mauvais anglais :

Rouspéteur, comme mon cousin Peter

jeudi 19 août 2010 à 13h27 par ramon narvalos | # | commenter

smiley : regular_smile 2010 : l'année Zahia?

 

 

 

 

 

Attention, la voilà, elle est là, elle a un prénom en « a » et elle va faire très, très mal, sex appeal sans appel, Marc Dorcel la veut à tout prix, elle déboule en tortillant du boule, eruption dans les caleçons, des bosses naissent dans les pantalons, les tissus se déforment au bord de la rupture, gare aux coutures ! Les yeux se braquent, le temps s’arrête, les esprits mâles entrent en confusion nucléaire, la raison s’efface, la bandaison fait rage, les sexes se tendent vers l’infini interstellaire, Zahia, médiatique supernova !

On raconte même ici et là qu’elle a été interdite de cimetière car des fossoyeurs auraient remarqué que les tombes se fissuraient après son passage dans les allées. Vérification faite, certains cercueils étaient éventrés en leur milieu, il est bien difficile d’y croire mais les faits sont là : cette fille ferait bander les morts qui l’espace d’une érection sublime reviendraient éjaculer un bout de vie, le sexe aussi tenace qu’une racine!

Zahia, c’est plus fort que toi, Zahia plus puissante que le Viagra, les langues s’affolent sur son passage, elles se délient, délirent parfois, se tortillent comme des sangsues avides, Zahia la crasseuse, Zahia la pute, Zahia la poucave, Zahia « Je suis une escort girl, pas une prostituée », Zahia ne respire pas, elle halète, Zahia ne désire pas, elle incarne le désir, femme-enfant qui les rend tous fous, mélange de rondeurs et de saillies, Zahia met le feu sur un plateau de NRJ12, Zahia visage de la France d’aujourd’hui ou plutôt du rêve français, du comment briller quand on vient d’un milieu modeste : le sport, le cul, « l’illicite », ou les trois à la fois, cocktail Zahia ! Zahia menu putain, Zahia poupée siliconée, Zahia mascotte officielle des coqs en rut, cette fille semble avoir été sculptée par l’époque, sculptée pour la baise, physique de rêve, irréel, fantasme vivant du mâle cru 2010, un concept pas si nouveau mais toujours en vogue comme sorti d’un manga érotique avec de grands yeux collés sur une petite tête : l’anorexique à formes, fines articulations, taille de guêpe, membres minces mais seins gonflés, cul bombé, cambrure animale à faire dresser les cheveux sur la tête des rhumatologues chauves, Zahia bombe anatomique non désamorcée, terroriste du sexe à visage découvert, attentat à la pudeur sur pattes, touchante pseudo-Marylin franco-algérienne, vulgos jusqu’à l’os, défiant les lois capillaires du haut des extensions de sa blondeur maghrébine.

Lady Zahia voudrait ouvrir un salon d’esthéticienne, modeste rêve pour celle qui est d’ores et déjà la nouvelle star 2010. Camélia Jordana rhabille-toi ! Enfin remets tes lunettes, va faire « tchi tchin » chez Afflelou, fais ce que tu peux quoi ! De toutes façons, Zahia va cannibaliser les médias ! Zahia, écoute moi un peu la famille, ta lumière va-t-elle devenir ténèbre ? Sous les flashes, le sang qui perle, toi la perle des champs Elysées, l’entends-tu  lentement affluer, sais tu vraiment où tu as mis tes ballerines ? Zahia, tu parles trop, Zahia tourne sept fois la langue dans ta bouche avant de venir nous sucer, Zahia égorgée dans le caniveau, démembrée scrupuleusement après avoir été violé par 40 types en cagoule qui n’étaient pas forcément potes avec Ali Baba, châtiment moindre Zahia a la langue coupée, que d’histoires pour un coup de queue, Zahia comme Abou veut aller jusqu’au bout, Zahia dépassée par les évènements, menacée par des « hommes d’affaires » plus ou moins officiellement mafieux qui gravitent autour des sommes astronomiques engendrés par le foot, la télé, le pétrole enfin tout ce qui rapporte et qui luit même tard dans la nuit. Zahia la honte, « Zahia, mets ta burqa !» mais même sous un voile, cette divine créature, ninja du sexe, irait de sa langue habile tracer un « Z » qui ne veut pas dire Zorglub sur les couilles endurcies de mâles aux portefeuilles bien garnis qui ont parfois plus de cartes bancaires que de doigts, possédés le temps d'un rapport sexuel par le « teen démon » le plus célèbre du moment. Zahia trop bandante pour être honnête, Zahia, cachez-là, Zahia la sorcière envoûtant ses pauvres victimes mâles avides d’envoûtements, Zahia révèle la nature des hommes, Zahia aux yeux trop grands, Zahia maquillée comme une voiture volée, biche des nuits parisiennes traquant les maniaques du calibre, Zahia n’a pas tué Marat, Zahia n’a pas copulé avec JFK, pour le reste, on ne sait pas... Zahia de passe en passe, jeu à la nantaise, collectif, tourne comme un joint dans cette décidément sympathique équipe de France de football, Zahia fait cracher au miroir que Blanche neige n’est plus la plus belle, Zahia est une fontaine pétrifiante bétonnant les bites people, Zahia dans Paris Match, Zahia sort d’un gâteau, cadeau d’anniversaire au goût durable, Zahia la balance ne mesure pas le poids des mots, se trompe sur l'age de la majorité, a peur pour sa nationalité, quand à la vérité… Houri, Zahia ! Hourra, le prénom Zahia a un rapport avec la joie, Zahia l’impure éclaire la pourriture, elle est la vie. Gloire à toi, Zahia !

 

lundi 03 mai 2010 à 21h02 par ramon narvalos | # | 15 commentaires
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